En effet, si quiconque peut effectivement publier de l'information à moindre prix sur Internet, cela ne signifie pas que l'on puisse mener une activité commerciale significative avec peu de moyens et encore moins que l'on puisse espérer un retour sur investissement à court terme. Les sites commerciaux qui ont une démarche professionnelle coûtent plusieurs centaines de milliers de francs et les sites qui réalisent un chiffre d'affaire significatif sont loin d'atteindre le point mort (sauf dans certaines industries spécifiques comme l'édition de logiciels). Le produit-marché doit être clairement identifié, l'offre commerciale adaptée au réseau et à la population visée : le réseau Internet touche une population mondiale mais la stratégie marketing globale doit s'appuyer sur des actions nationales pour la plupart des produits : " THINK GLOBALLY, ACT LOCALLY ! "
Quelques chiffres montrent le potentiel du réseau. En 1995, alors qu'aucun moyen de paiement sécurisé probant n'existe encore, les télévendeurs du Web ont réalisé entre 350 et 500 millions de dollars de chiffre d'affaire et la publicité sur Internet est estimée à environ 50 millions de dollars. A titre de comparaison, le chiffre d'affaire du minitel a été durant cette année de 7 milliards de francs. Mais les études les plus pessimistes prévoient qu'en l'an 2000, un minimum de 200 millions d'individus seront connectés, que les investissements publicitaires représenteront entre 2 et 5 milliards de dollars. A terme, le commerce électronique représentera entre 10 % et 15 % du commerce mondial.
Les enjeux sont donc considérables.
Le potentiel en terme d'applications commerciales est phénoménal
: vente en ligne, support client, recherche de la meilleure offre commerciale
sur un produit donné, dialogue personnalisé avec la clientèle...
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