III. LE COURTAGE EN LIGNE

A. UN ENGOUEMENT NOTABLE

Alors que les premiers services Télétel proposaient l'achat ou la vente d'actions, aux Etats-Unis, c'étaient les services en ligne (tels Prodigy, America On Line ou Compuserve) qui accueillaient les expériences équivalentes. Dans le même temps, des discount-brokers comme Schwab (voir ci-après) ou PC Financial Network ouvraient leur service propriétaire. Mais, dans les derniers mois, ces derniers ont réalisé que, face à l'engouement du public pour Internet et le World Wide Web, il était indispensable de tester Internet.

Tests apparemment concluants puisqu'un récent article de TIME Magazine ( Investors Rush The Net, Juin 1996), signale que les maisons de courtage présentes sur le Net sont responsables de près de 1% des transactions quotidiennes (soit 640 millions d'actions échangées chaque jour).

Ce mouvement devrait se consolider dans les prochains mois car on dénombre en 1996 pas moins de 650.000 comptes actifs en ligne (dont Internet) auprès des maisons de courtage, alors qu'il y en avait 413.000 en 1995. Or, il existe 60 millions de comptes " traditionnels " aux Etats-Unis). Mary Doyle, senior analyste spécialisé dans les services interactifs grand public chez IDC/Link Ressource, table sur 1,5 million de comptes en ligne ouvert à l'horizon 2000. Cet engouement peut être perçu comme le signe avant-coureur non seulement d'une mutation des rapports entre investisseurs individuels et maisons de courtage mais aussi du modèle économique sur lequel repose ces sociétés.

Par exemple, la société Schwab a vu la part des investissements de ses clients réalisés par le biais de l'ordinateur passer de 8% début 1995 à 15% mi-1996. Cette société commence, par ailleurs à utiliser Internet comme support publicitaire, en achetant des bandeaux publicitaires animés sur le site de PointCast , un service d'information en temps réel qui compte déjà plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs.
 
 

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